
UN PEU D'HISTOIRE...
Cité millénaire, Fougères est riche d’une histoire aux multiples rebondissement.
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> Des menhirs et des dolmens témoignent de la présence de l'homme sur Fougères pendant la préhistoire et l'antiquité. > Au 11ème siècle s'élève une première motte féodale. Détruite par le roi d'Angleterre en 1166, la fortification sera immédiatement reconstruite en pierre. > La ville médiévale se développe au pied du château sur les bords de la rivière du Nançon. Les premières activités apparaissent: drapiers, teinturiers, tanneurs. La première paroisse Saint-Sulpice est alors édifiée. > La ville devient alors un carrefour entre le Maine, l'Anjou et la Normandie. Un marché de bovins se développe: l'Aumaillerie, qui deviendra l'un des plus grands marchés aux bestiaux d'Europe. > L'extension de la population va inciter les habitants de Fougères à occuper le plateau dominant la vallée. Commerçants et artisans se regroupent dans la rue principale appelée Bourg Neuf. Une seconde paroisse est érigée: Saint-Léonard. > Indépendants militairement, les fougerais édifient un hôtel de ville et un tribunal pour acquérir le pouvoir politique et judiciaire. Cette autonomie se traduira par l'érection du Beffroi en 1397. > La fin de l'indépendance bretonne en 1532 offre une période propice au développement de la cité. Les faubourgs se développent; de nombreux couvents sont construits comme Les Récollets ou Les Urbanistes. > La ville connaît de terribles incendies dès 1710. Les immeubles seront reconstruits en granit. > La Révolution Industrielle autour de l'industrie de la chaussure donne naissance à la paroisse de Bonabry ainsi qu'à un nouveau quartier qui permet de faire cohabiter les manufactures, les entrepôts, les immeubles pour les ouvriers et les hôtels particuliers pour le patronat. Fougères deviendra alors capitale de la chaussure. > A la fin du 19ème siècle, une machine performante permettant une production plus rapide est importé des Etats-Unis. Les chaussonniers sont orientés vers une nouvelle production: la chaussure en cuir. L'arrivée du chemin de fer en 1863 et l'implantation de 60 usines de chaussures feront passer la population de 11000 à 25000 habitants. > Le théâtre est construit dès 1879. > Le savoir-faire de verriers italiens venus de Venise au 17ème siècle a permis de développer une production de verres et de vitraux. La cristallerie de Fougères fut construite en 1921 et a cessé son activité en 2005. C'était la dernière verrerie en Bretagne. |
Quelques célébrités qui ont marqué Fougères et son histoire:
Général de La Riboisière
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Jean-Ambroise Baston de La Riboisière naît le 18 août 1759 à Fougères. Il fut condisciple de Bonaparte à l’école d’artillerie de la Fère, général et baron d’Empire, inspecteur général de l’artillerie, et joua un rôle décisif avec ses canons à Austerlitz, Léna, Wagram, Eylau, Dantzig, Smolensk et à la Moskova, où l’un de ses fils fut tué. Mort peu après à Königsberg, en Prusse, le Général fut inhumé aux Invalides. Mais son coeur repose au Château de Monthorin à Louvigné du Désert. La statue du Général a retrouvé en 1999 la place qu’elle avait quittée en 1942. |
Marquis de la Rouërie
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Né à Fougères, en 1751, Armand Tuffin de la Rouërie s'est couvert de gloire en Amérique sous le nom du Colonel Armand, pendant la Guerre d'Indépendance. Il demeure l'ami de Washington. Rentré à Paris, il se fait l'ardent défenseur des privilèges bretons. A Saint-Ouen-la-Rouërie, peu avant 1789, il fonde l'Association bretonne qui en 1791-1792 prépare une insurrection, mouvement contre révolutionnaire. Trahi par un de ses amis, traqué, il meurt d'épuisement au château de la Guyomarais (Côte d'Armor) le 30 janvier 1793. Il sera décapité post-mortem. |
UN PEU D'ÉCRITS...
Fougères, miroir des écrivains: découvrez le circuit littéraire qui sillonne toute la ville.
François René de Chateaubriand
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François René de Chateaubriand vient souvent à Fougères, à Saint Germain en Coglès et à Mézières-sur-Couesnon où habitent trois de ses sœurs. On peut découvrir leurs hôtels particuliers au hasard des rues de Fougères. Vers 1790, l’auteur des Mémoires d’Outre-Tombe y vend des bas de fil afin de payer ses dettes. En 1791, Chateaubriand rencontre le marquis de la Rouërie. |
Honoré de Balzac
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Balzac arrive à Fougères en septembre 1828. Il demeure jusqu’en octobre chez Gilbert de Pommereul, le fils d’un ami de son père. Il visite le château, les églises Saint-Léonard et Saint- Sulpice. Il aime se promener sur " la Place aux Arbres ". Il se rend à Marigny à Saint-Germain en Coglès. Pendant son séjour, il amasse les matériaux qui lui permettront d’écrire " Le dernier Chouan ou la Bretagne en 1800 ". Publié en 1829, ce roman plus connu sous le titre " Les Chouans ", sera le premier de la Comédie Humaine. |
Victor Hugo
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Accompagné de sa maîtresse Juliette Drouet, Victor Hugo découvre Fougères, en juin 1836, lors de son excursion en Bretagne. De ses excursions, l’écrivain ramène plusieurs dessins : le château de Fougères vu de la Place aux Arbres, la Porte Notre-Dame, la Tourgue, une gargouille de l’église Saint-Léonard. Il y puise surtout l’inspiration de son roman "Quatre-vingt-treize" qui sera publié en 1874. L’un des personnages du roman porte le nom de naissance de Juliette : Gauvain. |
Juliette Drouet
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Juliette Gauvain est née à Fougères en avril 1806. Son père était un chouan. Très tôt orpheline, Juliette se retrouve à Paris dans un pensionnat religieux. Elle devient comédienne. Elle prend alors le nom de son oncle Drouet qui l’a élevée. En 1831, alors qu’elle interprète le rôle de la princesse Négroni dans " Lucrèce Borgia ", elle rencontre Victor Hugo. Elle sera son amante, sa muse et son inspiratrice. En 1852, elle l’accompagne dans son exil à Guernesey. Elle lui écrira des milliers de lettres dont la bibliothèque de Fougères en conserve plusieurs. |
Jean Guehenno
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Ecrivain, né à Fougères en 1890. Fils de cordonnier, employé d’usine malgré lui, il travaille seul et obtient son baccalauréat. En 1911, il est reçu à Normale Sup. Blessé pendant la Première Guerre, il devient enseignant puis écrivain. Pendant l’occupation, il participe activement à la Résistance intellectuelle. A la Libération, il est directeur des Mouvements de Jeunesse et de Culture Populaire. En 1962, il est élu à l’Académie Française. Il sera rédacteur en chef de la Revue Europe puis du journal Vendredi, chroniqueur au Figaro, puis au Monde. Dans "Le Journal d’un Homme de 40 ans" et dans "Changer la Vie", Jean Guéhenno évoque sa jeunesse à Fougères et dans son pays natal. |
Georges Franju
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Georges Franju est né en 1912 à Fougères, qu'il quitte adolescent pour Paris. Passionné par le cinéma, il s'oriente vers la création d'affiches puis rencontre Henri Langlois avec qui il fonde la cinémathèque. A partir de 1958 il réalise plusieurs films dont "La Tête contre les murs", "Thérèse Desqueyroux", "Les yeux sans visage" et "Judex". Il meurt en 1987. |




















